STANLEY ENOW TAPE POTEAU AVEC SON TITRE « TU VAS LIRE L’HEURE »

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De « Hein père » à « Tu vas lire l’heure », l’on a découvert Stanley Enow et on a su apprécier ses sorties musicales. Des sorties qui depuis un certain temps laissent un goût amère en certains qui en redemandent encore et encore. Cette insistance dans la réclamation nous fait penser au phénomène Franko qui après coller la petite, n’a plus véritablement été percutant sur la scène musicale. Depuis quelques heures, après la sortie du fameux titre tant attendu, la toile est en effervescence avec des avis à la fois appréciatifs et dépréciatifs. Il nous était donc impossible de passer à côté, d’où l’intérêt de ce numéro consacré au king kong du rap.

Une chute exponentielle au fil du temps

Si tu n’as pas eu la grâce de maitriser le cours de physique sur la chute libre, suit de près la carrière de Stanley Enow et tu auras les réponses voulues. Tout le monde avait accroché sur son concept « Hein père » révolutionnaire je dirai. Mais, depuis lors, quelques projets ont suivi et plus ceux-ci voyaient le jour, ils étaient de moins en moins bons. La dernière sortie est le symbole idéal de la fameuse phrase « c’est la goutte d’eau qui a débordé le vase ». En voulant surfer sur la phrase du moment, on a l’impression que le jeune rappeur qui jadis fut la fierté du HIP HOP 237 est lui-même en train de lire l’heure sur une montre gâtée.

« Un texte vide comme la vidéo »

Je me permets cet emprunt du célèbre Makossiste Papillon pour exprimer la carence lyricale donc fait preuve Stanley Enow depuis plusieurs sorties déjà. Il faut le reconnaitre, la plume de ce dernier est approximative. On a parfois l’impression qu’il est entouré d’une Team de suceurs convertis en prof de langue. Incapables de lui dire la vérité, il finit par s’assombrir sans aucune gêne, or, s’agissant des lyrics, il doit laisser et solliciter de l’aide, il doit se payer les services d’un Ghost Writer. En feat comme en solo, il y a toujours à redire sur ses textes peu profonds et parfois dénués de sens. Sans tête ni queue, tu es obligé de te référer au beat pour combler le manquement donc fait preuve toute la chanson. Excluant Hein père et My way où, on a l’impression qu’il a été assisté dans l’écriture, tout le reste laisse à désirer et pourtant son charisme impose l’écoute.

Une vidéo qui sauve du ridicule

Adah Akenji et le beatmaker ont fait un boulot spectaculaire. Sur un beat qui impose la gestuelle de celui qui l’écoute, ces professionnels de l’audio et l’image ont sauvé l’honneur de ce projet qui, n’eut été cela, serait déjà six pieds sous terre. Un bon concept bien détaillé dans la qualité de l’image. L’agencement des couleurs et le décor suscitent la curiosité et amène le citoyen lambda à s’intéresser au projet. Un bon boulet sur cette partie je dirai.

Plusieurs diront que Stanley Enow est entrain de rafler les vues sur YouTube et se fait de la maille derrière ce projet tant critiquer. Oui c’est vrai étant donné que le nombre de vues est sans cesse croissant. Mais reconnaissons-le, le texte est vide. C’est la plus grosse déception de ce projet qui n’a aucun fond.  Néanmoins, nous vous invitions à revoir cela ici.

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