RICHARD BONA TIRE SUR LE GOUVERNEMENT CAMEROUNAIS AVEC SON TITRE ALLÔ FOKOU

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Depuis quelques jours, le célèbre et brillant bassiste-chanteur défraye la chronique. En temps de confinement où toute occasion est bonne pour gratter un peu de visibilité et accroitre son audience, Richard Bona n’y va pas du dos de la cuillère. Mettant en mal tous ces rageux, il n’hésite pas de leur suggérer le suicide qu’il matérialise par une corde dans son single allô Fokou.

LE SUICIDE : LA SOLUTION POUR TOUS

Entre mal gouvernance, favoritisme, népotisme et longévité au pouvoir, le peuple en a marre. Marre de voir les mêmes visages qui ne proposent rien d’extra. Les mêmes têtes qui en longueur de journée véhiculent et propagent haine et violence. Dans cette atmosphère qui ne favorise rien d’autre que le regret, l’amertume et le désarroi, où la voix du peuple n’est ni écoutée et respectée ; où le seul recours n’est que violence, où la pandémie la plus virale est le leader, le seul recours n’est que le suicide. Se donner la mort serait la chose la plus merveilleuse qui soit. Elle nous permettrait de fuir ce cercle gouverné par une seule et même personne.

UN BILAN QUI FAIT MAL

Reconnaissons-le, les fais décrits par Bona ne sont pas loin de notre vécu. Ils sont même je dirai, une représentation de notre univers de vie. Il s’est permis de dire tout haut ce que certains disent tout bas et ce que les plus courageux disent mais, sont saisis par le pouvoir en place. Le bilan est lourd et est plus désastreux que les musiques de Grand Barack. Rien ne marche. Tout est entre les mains d’un groupuscule gérontocrate qui veut tout, sauf autonomiser la nouvelle génération.

L’IRONIE DU SORT

Certes la mélodie transporte parce qu’étant faite des mains d’un maître. Mais, ce maître pousse à l’insurrection en étant lui-même en retrait, en marge de ses actes. On peut bien s’en apercevoir dans son lyric qui est marginal à la limite. Démontrant bien la division de classe, Bona nous prouve encore que les problèmes de ce pays ne sont pas les siens. Il se contente juste comme une sentinelle, d’éveiller et attirer l’attention des autres. Lui-même étant à l’abri du besoin, n’a presque rien à faire de cette situation. Tel un sadique qui prend plaisir dans la souffrance de l’autre, il ne cache point sa position qu’il assume fièrement dans son lyric. On peut bien l’entendre dire dans son refrain « envoie leur des cordes ». Comme quoi, celui qui est fâché n’a qu’à se pendre. Est-ce un message à l’endroit de tout le monde ? Ou d’une minorité ?

En attendant d’avoir amples informations sur ces questions, réécoutons le titre qui fait la une depuis quelques temps

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